Marianne est suivie dans le cadre d’un accompagnement social et bénéficie également d’entretiens psycho-sociaux. Elle a accepté aujourd’hui de partager son témoignage sous forme de podcast intitulé « j’ai besoin qu’on m’aide ». Je la remercie profondément pour cet acte de partage.

 

Vous pouvez aussi retrouver son témoignage « j’ai besoin qu’on m’aide » sous forme écrite, retranscrite et adaptée à l’écrit.

Echanges entre Marianne, cliente, et Aurélie Bonnin, fondatrice de La Plume Sociale :

Aurélie : Bonjour Marianne, pouvez-vous nous dire pourquoi vous avez eu besoin d’être aidée par La Plume Sociale ?

Marianne : Bonjour Aurélie, j’ai besoin qu’on m’aide car même si je ne vis pas dans un département reculé, je sens qu’il est très difficile de faire bouger les choses lorsqu’on n’en est pas issu. Je vis dans un lieu où je suis sans famille. Alors, je me suis dis qu’une assistante sociale pourrait m’aider car elle connaît certaines choses, a des pistes et une énergie que je n’ai plus. Car je l’ai trop dépensée ! Et donc vous tombiez à pic.

Aurélie : C’est votre fille qui a trouvé La Plume Sociale sur internet et qui vous a parlé de moi ?

Marianne : Effectivement, c’est ma fille qui vous a trouvé et qui a été elle aussi assistante sociale durant 25 ans !

Aurélie : Et vous étiez partante pour être accompagnée par le biais de La Plume Sociale ?

Marianne : Oui, oui ! J’ai vu que vous étiez tonique et vous vous donniez du mal en dehors des appels téléphoniques.

Aurélie : Est-ce qu’on peut donner, sans trop dévoiler vos problématiques personnelles, les domaines sur lesquels nous avons travaillé ensemble ?

Marianne : Nous sommes parties sur deux choses ; une mutuelle et l’installation d’un chauffage pour que je n’attrape pas de convulsions pulmonaires comme les hivers passés. C’étaient là des démarches urgentes.

Aurélie : Nous avons effectivement travaillé sur la problématique du logement et de la santé. Nous avons aussi travaillé sur les problématiques de l’isolement et de solitude, il me semble…

Marianne : Ah oui, ça c’est terrible !

Aurélie : Par le passé, aviez-vous déjà fait appel à une assistante sociale ?

Marianne : Oui, oui. On m’avait envoyé quelqu’un mais rien n’a avancé dans ma situation. Une assistante sociale est ensuite venue trois fois mais ça n’a débouché sur rien. J’ai alors pris rendez-vous et me suis moi-même déplacée dans la ville où il y avait un groupement d’assistantes sociales. On m’a dit qu’on ne pouvait rien faire pour moi et je suis rentrée chez moi.

Aurélie : Bon, pas une bonne expérience alors !

Marianne : C’est une mauvaise expérience dans ce domaine ! Et avec vous, ça paraît tout à fait différent. Je me dis « tiens, c’est peut-être la petite lumière qu’il me fallait et qui tombait à pic ! ». La vie c’est ça : ce sont des rencontres qui ne tiennent pas forcément au hasard, c’est un enchainement…

Aurélie : Est-ce que le fait qu’on travaille à distance était quelque chose de difficile pour vous ?

Marianne : Non, ce n’est pas difficile. C’est vrai que j’ai fait du commercial pendant 6 ans et donc je travaillais beaucoup à l’oreille, à la voix…

Aurélie : Est-ce que vous pouvez dire comment nous travaillons ensemble ? Car cela fait maintenant 5 mois que je vous accompagne.

Marianne : 5 mois ? Que le temps passe vite… Plus on vieillit, moins on voit le temps passer… Mais avant aussi parce qu’on est très occupé ! Alors, comment nous travaillons ? Et bien vous voyez où ça coince avec les organismes, vous cherchez, vous appelez… Et on rectifie le tir, si j’ose dire, grâce à vous. Ou alors, vous trouvez carrément les différents organismes qui pourraient m’aider. Et j’ai déjà eu la visite d’une personne pour le chauffage ! C’est vrai que vous faites des démarches que je ne ferais pas. Je suis fatiguée. Il y a une lassitude réelle. Je suis usée.

Aurélie : Pour récapituler, nous avons un entretien téléphonique d’une heure par semaine et nous nous donnons chacune des objectifs à réaliser pour la semaine suivante.

Marianne : Et c’est vrai que ça aide ! Deux ou trois points, pas plus, pour être sûr qu’ils soient faits. C’est comme ça que l’association est passée. Car j’ai essayé de faire dans la foulée. C’est vrai que c’est précieux car c’est ce que je n’arrive pas à faire toute seule.

Aurélie : Et que pensez-vous des honoraires libres ? Est-ce que cela vous a aidé ?

Marianne : Ah énormément. Sans cela, j’aurais sans doute dis non très vite. C’est le fait que ce ne soit pas impossible. Merci à vous et quelle bonne idée d’avoir créé ça ! Ça m’apporte beaucoup car en fait, c’est une petite espérance. Je me dis  « ah, j’ai rendez-vous avec Aurélie ! ». Je sais qu’on va m’aider, je n’ai pas besoin qu’on me tienne la main mais j’ai besoin qu’on m’aide.

Aurélie : Oui, l’objectif est de vous accompagner, pas de faire à votre place. C’est très important que vous soyez actrice. C’est pour cela que chaque semaine, je vous donne aussi des petits objectifs à réaliser.

Marianne : Tout à fait. Il faut être acteur de sa vie le plus possible. Car il y a de la dérive dans l’assistance…

Aurélie : C’est ce qui est compliqué. Nous nous appelons des « assistantes sociales » alors que nous ne devons pas « assister » mais accompagner… En tout cas, merci beaucoup Marianne et à bientôt !

Marianne : merci à vous Aurélie ! Au revoir !

Et après…

Si vous aussi, vous vous dites : « j’ai besoin qu’on m’aide, j’ai besoin d’être soutenue, je n’y arrive plus tout seul, je ne sais pas comment y arriver… » Contactez Aurélie Bonnin, assistante sociale libérale et indépendante pour un premier entretien. Rappelez-vous : si vous ne possédez pas les ressources pour régler vos problèmes, vous avez la capacité de les acquérir ! Avec un peu d’aide et une pincée de patience, on arrive à tout…