Assistante sociale indépendante

Assistante de service social indépendante, diplômée D’État

« Découvrez mon parcours et mes qualifications professionnelles sous forme d’interview. »

                                                                                                  Aurélie Bonnin, Assistante de Service Social  indépendante

Depuis quand êtes-vous assistante de service social  et quel est votre parcours ?

Je suis diplômée d’Etat Assistant de service social depuis une dizaine d’année. Après un baccalauréat général scientifique, je me suis inscrite au concours d’entrée à l’Institut Régional du Travail Social (IRTS). En parallèle, j’ai étudié en faculté de Droit et j’ai été bénévole au Secours Populaire. J’ai eu la joie d’être acceptée en formation d’Assistant de Service Social à la première année de présentation au concours. J’ai ensuite été formée durant trois ans. Mon mémoire de fin d’études portait sur le don et le contre-don dans la relation d’aide professionnelle. Ainsi, à 23 ans, j’ai obtenu mon diplôme d’Etat et une semaine plus tard, je commençais à exercer mon métier. Après avoir exercé plus de 1O ans en institution, je suis devenue assistante de service social indépendante.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre formation professionnelle ?

La formation d’Assistant de service social est une formation multi référentielle et pluridisciplinaire. C’est-à-dire qu’elle met en place l’apprentissage de disciplines complémentaires pour mettre en exergue différents points de vue sur une situation donnée.

Pour ce faire, les matières que j’ai étudiées sont vastes. Philosophie, législation et politiques sociales, sociologie, anthropologie, ethnologie, psychologie, économie, droit, santé, sont quelques unes d’entre elles.

De même, la formation insiste sur le fait de ne pas « assister » mais accompagner les personnes. Dans cette perspective, je cherche toujours leurs adhésions pour qu’elles deviennent actrices de leurs propres changements.

Ma formation s’est déroulée sur 3530 heures avec 18 mois de stage. Ces stages se sont déroulés au sein d’un Centre de rééducation et d’insertion professionnelle, puis dans un centre de rééducation et de réadaptation pour personnes déficientes visuelles et enfin au sein un Conseil Général et d’un hôpital en service maternité.

Formée à la conduite d’intervention sociale d’aide à la personne (ISAP) et à l’intervention sociale d’intérêt collectif (ISIC), je peux ainsi accompagner une personne ou un groupe de personnes.

Pouvez-vous nous dire quelles sont vos expériences professionnelles ?

J’ai travaillé au Conseil Général, dans un secteur géographique rural. Le public que j’accompagnais se constituait de familles et de personnes seules et isolées dans des situations précaires. L’accompagnement social portait sur l’éducation, le logement, l’insertion professionnelle, les difficultés budgétaires, mais aussi les violences conjugales, l’alcoolisme…

J’ai également exercé en maternité auprès de futurs et nouveaux parents pour les accompagner dans cette nouvelle étape de vie.

Petit à petit, j’ai fait le choix de me spécialiser auprès des personnes âgées, public que j’appréciais beaucoup. J’ai ainsi travaillé en clinique spécialisée auprès de personnes âgées de plus de 60 ans souffrant de problèmes cardiaques et respiratoires. Mon travail consistait alors à écouter, orienter, accompagner les personnes âgées et leurs familles dans de nombreuses démarches, ouverture de droits et mise en place d’aides, adaptations dans les logements, etc. Je travaillais ainsi au sein d’une équipe de médecins, psychologue, rééducateurs, psychomotriciens…

Puis j’ai exercé mon métier dans deux Établissements d’Hébergements pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD) plus communément appelés maisons de retraites. J’ai travaillé en lien étroit avec les animatrices, les équipes soignantes et la direction pour accompagner les résidents en sortie extérieure. Mon objectif était de valoriser leur autonomie à travers des actes concrets de la vie quotidienne : démarches administratives, achats, rendez-vous… Mon rôle consistait alors à les accompagner, à les valoriser et à proposer un accompagnement dans la gestion de leurs budgets. Je travaillais également auprès des familles, des tuteurs et curateurs, des associations locales, de la direction, des équipes d’infirmiers, médecins, aides soignants, psychologues, etc. Isolement, vieillesse, dépendance, peur de la mort, lien rompue avec la famille, sexualité, alcoolisme… Beaucoup de thèmes sur lesquels je travaillais quotidiennement.

J’ai exercé à l’hôpital en Unité de Soins de Longue Durée (USLD) auprès de personnes âgées dépendantes, atteintes de la maladie d’Alzheimer par exemple. Ne pas les infantiliser, trouver des solutions à leurs angoisses, accompagner les familles dans leurs doutes, communiquer avec les équipes pour trouver des solutions individuelles… Ce fut mon leitmotiv quotidien.

J’ai également effectué des remplacements en Soins de Suites et de Réadaptation (SSR). Je m’attachais à la mise en place d’aides au retour à domicile, à l’orientation en EHPAD ou résidence autonomie adaptée, à donner de l’importance sur ce que les personnes âgées et leurs entourages traversaient dans ce changement de vie.

Tout au long de mon expérience professionnelle, j’ai acquis une expertise forte auprès de ce public. Aujourd’hui, je suis assistante de service social indépendante pour La Plume Sociale et met à profit mes compétences pour ce public.

Pouvez-vous nous parler du métier d’assistante de service social ?

Le métier d’assistant de service social ou plus communément appelé assistant social est un métier engagé. Il a pour vocation d’être au service de l’autre.

Aujourd’hui, nous sommes encore peu nombreux à être assistante de service social indépendante.

Je travaille en lien avec l’éthique et la déontologique de ma profession. En effet, j’adhère au code de déontologie de l’ANAS qui est l’Association Nationale des Assistants de Service Social. Je suis également soumise au secret professionnel par le Code de l’Action Sociale et des Familles, article L411-3.

Pour conclure, l’assistante de service social s’applique à améliorer les conditions de vie des personnes qu’elle accompagne (dans le domaine social, sanitaire, familial, économique, culturel, etc.) en développant leurs capacités à maintenir leur autonomie et mener les actions susceptibles de prévenir et surmonter leurs difficultés. Ses activités sont décrites dans un référentiel d’activités. Le travail est vaste ; c’est le challenge de mon métier.

Pour en savoir plus sur l’accompagnement social et le soutien téléphonique que je vous propose en tant qu’assistante de service social indépendante, n’hésitez pas à cliquer sur les liens. Bonne lecture !

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